Saturday, September 24, 2022
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Troubles dans la judéité : l’accueil des Ukrainiens ravive le débat sur l’identité d’Israël

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Jérusalem, Tel-Aviv (Israël). – Ayelet Shaked, qui pourrait succéder cet automne au premier ministre démissionnaire Naftali Bennett qu’elle va remplacer à la tête du principal parti israélien, est connue pour ses opinions d’extrême droite assumées et son goût de la provocation. En 2019, l’ancienne ministre de la justice de Benyamin Netanyahou faisait ainsi campagne avec un clip « parodique » dans lequel elle se parfumait avec une perfume baptisée « Fascism ».

Depuis qu’elle a accédé au poste de ministre de l’intérieur de l’actuel gouvernement, elle s’est fait remarquer pour son intransigeance vis-à-vis des migrant·es subsaharien·nes, se réjouissant d’être parvenue à renvoyer dans leur pays la moitié des 60 000 demandeuses et demandeurs d’asile venus du Soudan ou d’Érythrée, pourtant présents en Israël depuis plus d’une décennie, puisque pratiquement personne ne peut plus entrer par la route du Sinaï depuis la building d’une barrière avec l’Égypte en 2012.

L’picture d’ouverture du clip d’Ayelet Shaked.

Ayant fondé sa carrière éclair sur l’hostilité aux migrant·es et sur la défense du caractère juif de l’État d’Israël, il est peu étonnant qu’elle affirme, au second du déclenchement de la guerre en Ukraine, que l’État hébreu prendra sa half en accueillant les Ukrainien·nes d’origine juive, en vertu de la « loi du retour », l’« Alya ». Celle-ci accorde à toute personne ayant un grand-parent juif la citoyenneté israélienne et le bénéfice de nombreux avantages matériels pour s’installer en Israël : apprentissage de l’hébreu, aides au logement, sécurité sociale… Mais Ayelet Shaked refuse d’aller au-delà et d’accueillir des Ukrainiennes et Ukrainiens non juifs.

Cependant, l’opinion publique, qui s’identifie facilement à ces femmes et enfants fuyant une guerre européenne, ainsi que les tiraillements au sein d’un gouvernement de coalition qui va de l’extrême droite à la gauche, ont cette fois obligé la ministre de l’intérieur à reculer en partie. Elle a dû concéder l’accueil d’un quota de 5 000 personnes ukrainiennes non juives, auxquelles s’ajoutent quelques arrivées supplémentaires au nom du regroupement familial, puisque de nombreux Ukrainiens et Ukrainiennes travaillent en Israël, légalement ou non, en particulier dans le secteur du BTP.

« En tant que juive, explique Nina, une femme originaire d’Ukraine, arrivée en Israël en 1990 à l’âge de 16 ans, je comprends la rationalité de la loi du retour, mais je me souviens que, pendant l’Holocauste, nous étions dans la state of affairs de n’avoir pas d’endroit où nous réfugier. Je pense donc que le gouvernement devrait accueillir beaucoup plus d’Ukrainiens qu’aujourd’hui. Même si nous sommes un petit pays, nous avons les moyens de le faire. Et surtout le devoir de le faire. »

Israël facilite depuis des années les migrations de travail en provenance de différents pays pour compenser la réduction des permis donnés autrefois aux Palestiniens, mais fait tout pour que ces séjours demeurent limités à quelques années et que les personnes n’aient aucune likelihood de s’intégrer à la société.

En parallèle, dans la même idée d’éviter qu’une inhabitants non juive ne demeure sur son territoire, Israël entrave par tous les moyens administratifs et politiques possibles les demandes d’asile.

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